A Neo-Baroque Tale of Jesuits in Space: Mary Doria Russell’s The Sparrow (1996)

Daniel J. Worden

Abstract


Abstract

In Mary Doria Russell’s award-winning 1996 novel The Sparrow (translated into French in 1998 as Le Moineau de Dieu), the Society of Jesus sends a mission of priests and laypeople to the newly discovered planet Rakhat. I argue that the narrative dispositive of The Sparrow justifies designating it as a neo-baroque novel. Russell’s work systematically references the baroque age and her literary techniques provoke in the reader two key effects generally associated with baroque fiction and drama, and specifically with the kind of “science fiction” (in Darko Suvin’s sense) created in the sixteenth and seventeenth centuries. My goal in this essay is to demonstrate how Russell’s use of techniques of ‘literary anamorphosis’—as described by Gregory de Rocher and Nicolas Corréard—is integral to The Sparrow’s function as a work of “science fiction” that provokes “cognitive estrangement” as defined by Suvin, and to relate these techniques to William Egginton’s notion of minor and major baroque strategies. Like the Lucianesque fictions of Rabelais, Cyrano, Swift and others, Russell’s fiction struggles with major cultural crises of the author’s time—in this case, historiographical polemics in the wake of the 500-year anniversary of Columbus’ landing in the Americas—but does not offer simple solutions or value judgments.

 

Résumé

Dans le roman de Mary Doria Russell, The Sparrow (publié en 1996 et traduit en français en 1998 sous le titre Le Moineau de Dieu), la Société de Jésus envoie des prêtres et des laïcs sur la planète Rakhat, nouvellement découverte. Je souhaite démontrer que le dispositif narratif de The Sparrow autorise de considérer l’œuvre comme un roman néo-baroque. Outre que le texte de Russell abonde en références à l’âge baroque, ses procédés narratifs suscitent deux effets-clés chez le lecteur, grâce à des techniques qu’on associe généralement à la fiction et au théâtre baroques, et surtout la « science-fiction » (selon la définition de Darko Suvin) écrite aux XVIe et XVIIe siècles. Mon principal objectif est de montrer comment Russell dans son roman met en jeu l’anamorphose, telle que la définissent Gregory de Rocher et Nicolas Corréard. Ce procédé est indissociablement lié aux aspects « science-fictionnels » de l’œuvre, autant d’éléments qui incitent le lecteur à la « distanciation cognitive » (pour reprendre le terme de Suvin). Enfin, j’esquisserai une relation entre ces procédés et les stratégies baroques « majeure » et « mineure » décrites par William Egginton. Comme les fictions lucianesques de Rabelais, Cyrano et Swift parmi d’autres, l’œuvre de Russell affronte de grandes crises d’actualité; dans le cas de The Sparrow, il s’agit des controverses entourant le cinq-centième anniversaire de l’arrivée de Christophe Colomb aux Amériques. Pourtant, face à ce débat, le roman n’offre aucune solution simple ni jugement de valeur sans ambiguïté.


Keywords


The Sparrow, Mary Doria Russell, science fiction, anamorphosis, baroque

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Online Magazine of the Visual Narrative - ISSN 1780-678X